Tolérance
ou bâillon? Voilà la question!
Si
je vous demandais : laquelle de vos deux jambes voulez-vous que je
vous coupe? Vous fuiriez loin de moi, et avec raison! Notre
constitution, à l’intérieur de laquelle est enchâssée la charte
des droits et libertés, commence ainsi : Attendu
que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie
de Dieu et la primauté du droit :
Où
est la suprématie de Dieu lorsque nous discutons du mariage entre
conjoints de même sexe? Sommes-nous en train de sacrifier une de nos
jambes?
Notre
société aux valeurs judéo-chrétiennes, quoi qu’imparfaite, a fait
ses preuves! Qu’en est-t-il de celle que l’on nous propose ou plutôt
impose, se servant de la charte des droits et libertés et
exigeant la tolérance de ceux qui sont mal à l’aise avec les
revendications qui vont à l’encontre de leur foi, à l’encontre de
la suprématie de Dieu?
Remplaçant
Dieu par l’homme et donnant suprématie au « JE »
notre société, en profonde transformation devra faire face à
un défi de taille : qui déterminera les limites raisonnables des
revendications des « JE »?
Depuis
que nous avons enlevé la suprématie de Dieu dans nos choix, nous
changeons les fondements de ce qui a fait de nous qui nous sommes ;
nous avons transformé la définition de la famille et maintenant nous
nous attaquons à la définition du mariage. Jusqu’où irons-nous?
Un
autre exemple? Les clubs échangistes. Il n’y a pas si longtemps
l’on disait : « ce qui se passe dans une chambre à
coucher entre deux adultes consentants, ne regarde qu’eux seuls. »
Où en sommes-nous aujourd’hui? Le nombre arbitraire de 10 adultes
consentants est-t-il raisonnable? Où est la suprématie de Dieu dans
cette décision? Que dire de l’utilisation de la pornographie comme
moyen d’expression artistique? Pourquoi pas ? « JE » dis
que c’est son droit!
Si
nous évacuons Dieu du paysage , et que « JE » prends de
plus en plus de place, s’il devient rentable économiquement et
politiquement, « JE » se dotera de moyens de pression pour
revendiquer ses droits, et saura même utiliser les qualités de ses
opposants, la tolérance, pour être intolérant envers les valeurs de
ceux-ci, valeurs reconnues dans la charte des droits et libertés.
Il
y a des personnes que j’admire qui sont homosexuelles, là n’est pas
le problème! Ce sont les revendications qu’elles font qui me dérangent
, car celles-ci vont à l’encontre de la pensée de Dieu, et mettent
le « JE » insatiable au centre et non la
collectivité. Ces nouveaux paradigmes n’ont pas fait leurs
preuves et sont à mes yeux menaçants pour le développement d’une
société paisible, accueillante, tolérante.
Croyant
encore à la suprématie de Dieu, qui a fait de nous qui nous sommes, je
désire garder mes deux jambes pour préserver la société
d’aujourd’hui, et bâtir celle de demain sur des fondements solides
qui ont fait leurs preuves.
Tolérance
ou bâillon? Osons émettre avec amour notre opinion.
Gilles
Paquin
Pasteur-serviteur de l’Église Évangélique Baptiste du Lac St-Louis.