Les manuscrits de la mer Morte
|
Leur
découverte sert d'appui à la fiabilité de
la transmission des textes bibliques sur une
période de plus d'un millénaire.
|
Pierre Constant, Ph.D. Bibliste et théologien
En mars 1947, un jeune bédouin découvrit quelques
jarres contenant des manuscrits dans une des grottes,
aux environs de Kirbeth-Qumrân, à douze kilomètres
au sud de Jéricho. Il était loin de se douter de la
portée et de l'importance de sa découverte.
Parmi ces manuscrits, notons un rouleau complet du
livre du prophète Ésaïe, des fragments du livre de
la Genèse, des Psaumes, et de nombreux autres livres
de la bible hébraïque. D'autres écrits rédigés ou
conservés par une secte religieuse en marge du culte
officiel à Jérusalem firent aussi partie de ce qui
fut justement qualifié d'une des plus grandes découvertes
archéologiques du vingtième siècle.
Si les manuscrits de la mer Morte n'ont pas encore
révélé tous leurs secrets, il n'en demeure pas
moins qu'ils nous procurent de précieux
renseignements sur la situation religieuse complexe à
l'aube du christianisme. Ils servent à réduire au
silence nombre de théories et de conjectures sur les
véritables origines du christianisme, et nous font
apprécier la rigueur du travail des copistes s'étendant
sur plus de dix siècles. À cet égard, leur découverte
sert d'appui à la fiabilité de la transmission des
textes bibliques sur une période de plus d'un millénaire.
Trois
de ces précieux trésors de l'Antiquité,
de même qu'une centaine de textes et
d'artefacts, sont présentés au Musée
canadien des civilisations, et ce jusqu'au
12 avril 2004
|
Trois de ces précieux trésors de l'Antiquité, de
même qu'une centaine de textes et d'artefacts, sont
présentés au Musée canadien des civilisations, et
ce jusqu'au 12 avril 2004, dans le cadre de
l'exposition « Trésors anciens et manuscrits de
la mer Morte. » Une série de conférences
destinées à un public général tenteront d'éclaircir
ce qui demeure un mystère pour plusieurs.
Pour de plus amples renseignements, on consultera
avec profit l'adresse suivante : www.civilisations.ca
Tiré de www.enaction.net/2004-02/vvfev2004c.htm
|