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Présenté le 23
mai 1999, Forest Park
Le
danger des sectes et leur antidote (1)
La
tromperie de la philosophie et des traditions humaines
INTRODUCTION
Plusieurs d’entre nous connaissons
quelqu’un, peut-être de notre famille ou parmi nos amis qui fait
partie d’un groupe qu’on appellerait une secte, ou qui croit des
fausses doctrines. C’est triste mais nous devons prendre garde.
« Le gourou Luc Jouret leur
annonçait la fin du monde. En Suisse et au Canada, ils ont été 53 à
devancer l'appel. » C'est en ces termes qu'un magazine nous relate
l'effroyable drame de la secte du Temple Solaire. Ce même magazine fait
l'inventaire d'autres drames qui se sont déroulés dans le monde :
Waco (1993) : 80 morts dans
l'incendie de la ferme de la secte de David Koresh.
Japon (1986) : 7 morts, ils
voulaient accompagner leur gourou dans la mort.
Guyana (1978) : 923 morts, suicidés
par empoisonnement, sur l'ordre du gourou Jim Jones. »
Plus récemment, plusieurs se sont
suicidés pour aller rejoindre des « extra-terrestres » au
delà de la comète Hale Bob (?). Certaines personnes sont marquées
psychologiquement pour la vie après avoir adhéré à une secte.
DÉFINITION D’UNE SECTE
- Selon l'ADFI : « Un
groupe dans lequel on pratique une manipulation mentale
qui entraîne endoctrinement, contrôle
de la pensée, viol psychique, destruction de
la personne et de la famille, voire de la société. »
- D'après Roger Ikor : « Un
mot à peu près impossible à définir avec exactitude. D'une façon
générale, c'est un groupe totalitaire dans lequel le
fondateur est celui qui sait tout, sans autre preuve que sa parole.
Ses dirigeants jouissent de la vie et les adeptes travaillent, exploités
comme des esclaves au mépris de toute législation sociale, quand
ce n'est pas dans la misère psychologique. Conséquences: familles
brisées ou dépouillées, jeunes vies ruinées, suicides parfois
atroces, délabrement psychique... Le message généralement proposé
dénonce les valeurs fondamentales de la civilisation moderne: esprit
critique, tolérance, respect de la personne humaine, liberté démocratique,
croyance en la volonté individuelle, l'initiative, l'action, le
progrès. »
Caractéristiques d'une secte (Voir
l'article suivant : How
do I recognize a Cult?)
LES BAPTISTES NE SONT PAS UNE SECTE
Les baptistes croient au principe de
liberté de conscience, c’est-à-dire de ne pas être forcé dans une
croyance
Les membres sont encouragés à étudier
la Bible eux-mêmes, comme dans Actes 17 :11 : « Ils
examinaient les Écritures à tous les jours pour voir si ce qu’on
leur disait était exact »
Leur approche est démocratique, congrégationaliste
plutôt qu’autocrate.
COMMENT DÉTECTER LES FAUSSES DOCTRINES?
Les détectives qui sont entraînés
à détecter la fausse monnaie étudient le VRAI, et non les faux. Même
chose pour les fausses doctrines, il faut s'attarder à connaître le
VRAI. Nous devons donc pouvoir étudier les enseignements des Écritures
en toute liberté.
Nous voyons par exemple, que l’apôtre
Paul, lorsqu’il s’est rendu à la ville de Bérrée, a rencontré
des personnes qui ont pris son enseignent avec un esprit critique.
Actes 17:11 Ces Juifs avaient des
sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la
parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque
jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact.
En examinant eux-mêmes les Écritures
saintes ils gardaient leur liberté et recevaient le message de Paul en
toute connaissance de cause et non par des pressions psychologiques.
L’épître aux Colossiens, chapitre
2 nous donne des recommandations encore très appropriées aujourd’hui
à l’égard des fausses doctrines. Notez que tous les auteurs du
Nouveau Testament ont écrit des avertissements à l’égard des
fausses doctrines et des faux docteurs. Il est donc faux et dangereux de
dire que toutes les religions et toutes les croyances sont bonnes. Au
contraire, certaines croyances doivent être dénoncées pour notre
protection.
Voici certains des avertissements de
l’apôtre Paul en Colossiens chapitre 2, verset 8:
Prenez garde que
personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une
vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les
principes élémentaires du monde, et non sur Christ.
Paul avertit donc : « 8
Prenez garde … »
Col 2:4 « Je dis cela afin
que personne ne vous trompe
par des discours séduisants. »
8 « que
personne ne fasse de vous sa proie proie par la
philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition
des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur
Christ.»…
16 « Que
personne donc ne vous juge …. »
18 « Que
personne, sous une apparence d'humilité et par un culte
des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course »,
LA TROMPERIE DE LA PHILOSOPHIE ET DES
TRADITIONS HUMAINES
8 Prenez garde
que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie
et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la
tradition des hommes, sur les principes élémentaires
du monde, et non sur Christ.
- L’expression « ne fasse
de vous SA PROIE » décrit (dans la langue originale, le
grec) ce que faisaient les vendeurs d’esclaves qui prenaient les
prisonniers d’une nation conquise.
- « philosophie »:
« amour de la sagesse » (sagesse humaine sans Christ).
Paul ne condamne pas la connaissance et la sagesse, mais seulement
la fausse philosophie.
- « vaine tromperie » :
certaines personnes considèrent qu’elles ont été trompées
par l’enseignement qu’elles ont reçu.
- « tradition des hommes » :
Jésus réprimande les traditions humaines. Les seuls passages où
le mot « tradition » est utilisé dans la Bible c’est
pour dénoncer ces pratiques ou rituels :
- Matthieu 15:1 Alors des
pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus,
et dirent:
2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition
des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains,
quand ils prennent leurs repas.
3 Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous
le commandement de Dieu au profit de votre tradition?
4 Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui
maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
5 Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère:
Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas
tenu d'honorer son père ou sa mère.
6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre
tradition.
Marc 7:3,5,8,9, et 13 « annulant
ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie.
Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. »
Ces traditions pouvaient faire référence
à certaines pratiques telles que l’imposition des anciennes lois
juives aux nouveaux chrétiens (Galates 4 :8-9). Paul fait référence
aussi à une secte, les gnostiques, qui prétendait que c’est
seulement par des initiations à de multiples intermédiaires, ou médiateurs,
que nous pouvons finalement nous rendre à Dieu.
LA SOLUTION DE PAUL
L’apôtre Paul donne une réponse
catégorique : il présente Jésus-Christ, en qui « habite
corporellement toute la plénitude de la divinité » et en qui
nous avons « tout pleinement » (versets 9 et 10).
Paul décrit dans les cinq versets
suivants ce que nous avons « en lui », c’est-à-dire
en Jésus-Christ.
QU’EST-CE QUE NOUS AVONS « EN LUI »?
La plénitude, « tout »
(verset 10 : Vous avez tout pleinement en
lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité)
« la circoncision du coeur »
(verset 11), c’est-à-dire la transformation que Dieu effectue en
celui qui se repent et qui croit en Jésus-Christ
« ensevelis avec lui » et
« ressuscité en lui et avec lui »
(verset 12), c’est-à-dire une résurrection spirituelle, une nouvelle
naissance
« il vous a rendus
à la vie avec lui » (verset 13), c’est-à-dire
spirituellement
le pardon (verset 14 :
« il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et
qui subsistait contre nous, et il l'a éliminé en le clouant à la
croix »). Le mot « actes » signifiait une
reconnaissance de dette écrite à la main. Christ a donc effacé la
reconnaissance de dette que nous avons envers Dieu et qui nous
condamnait. Il a fait cela en mourant à la croix.
- Le mot « actes » signifiait une
reconnaissance de dette écrite à la main (cheirographon). Nos péchés
se sont empilés et ont formé une liste de dettes envers Dieu. Israël
s’était engagé à plus d’une reprise à suivre la loi de Dieu
et à subir les malédictions s’ils venaient à s’en éloigner
(Ex.24 :3; Deut 27 :14,26). Ils ont donc une dette envers
Dieu. Pour les non Juifs, la Parole dit que la conscience et la pensée
nous accusent (Romains 2 :14-15). Nous avons donc une
reconnaissance de dette qui est cet « acte » signé de
notre part.
- « effacé » (exaleiphein) : Christ
a « effacé » la reconnaissance de dette
que nous avions envers Dieu et qui nous condamnait. Il a fait cela
en mourant à la croix. Les documents de cette époque étaient
faits de papyrus (roseau) ou parchemin ou vélin (peau d’animal).
Ils étaient cher et rares. Parfois, un scribe réutilisait son
parchemin en l’essuyant avec une éponge humide. L’encre ne
contenant pas d’acide s’essuyait complètement comme si elle
n’avait jamais été écrite.
Paul dit donc que Dieu, dans sa grande miséricorde,
a effacé complètement la liste de nos péchés (« il l'a
éliminé en le clouant à la croix »).
la victoire (verset 15 :
« il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a
livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix »).
- « dépouillé » :
lorsqu’un ennemi était vaincu, on le dépouillait de son armure
et de ses armes.
- « les dominations et les autorités »
font référence aux anges de Satan. Les gnostiques avaient sûrement
en esprit la série d’anges maléfiques entre Dieu et l’homme.
- « et les a livrées publiquement en
spectacle » : Lorsqu’un général romain gagnait
une victoire importante, il lui était permis de parader son armée
dans les rues de Rome, et derrière eux, on faisait suivre les rois
conquis afin de les livrer publiquement en spectacle.
- Nous n'avons donc rien à craindre des forces
spirituelles, étant « plus que vainqueur par celui qui
nous a aimé » (Romains 8:37)
CONCLUSION
Aujourd’hui, tout comme à l’époque
du Nouveau Testament, nous sommes confrontés à des fausses doctrines
et à des sectes. Et, tout comme Jésus, l’apôtre Paul, l’apôtre
Pierre, Matthieu et les autres auteurs du Nouveau Testament l’ont
fait, il faut avertir face à ces dangers.
Nous pouvons prendre garde en sachant
que en Jésus-Christ nous avons bien plus que ce que la religion ou les
sectes peuvent offrir. Nous avons TOUT!
Christ est la réponse ultime. Il est tout puissant, tout suffisant.
En haut de la croix, il était inscrit : « Jésus
de Nazareth, roi des Juifs ». C’était son acte de condamnation,
en tant que « rebelle » contre l’autorité juive. Mais
lorsque Dieu regardait, il voyait le véritable roi, et l’agneau qui
ôte le péché du monde. On aurai pu voir une autre inscription :
« il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et
qui subsistait contre nous ».
Pour terminer, voici une histoire vraie.
Une mère d'un garçon de 9 ans, Marc, a reçu un
appel téléphonique en plein milieu de l'après-midi. C'était
l'enseignante de l'école de son fils.
« Mme Smith, quelque chose de très
particulier s'est produit aujourd'hui dans la classe de 3e année de
votre fils. Votre fils a fait quelque chose qui m'a tellement surpris,
que j'ai pensé que vous devriez être mis au courant tout de suite ».
Les mères n'espèrent habituellement pas
recevoir d'appels de la part des professeurs de leurs enfants en plein
milieu de la journée. Elle était inquiète de ce qui avait bien pu
arriver.
L'enseignante expliqua : « J'ai enseigné
pour plusieurs années et je n'ai jamais vu ce qui est arrivé
aujourd'hui. Ce matin j'enseignais une leçon d'écriture créative.
Comme je fais d'habitude, je raconte l'histoire de la cigale et la
fourmi. « La fourmi travaille dur tout l'été et se fait des réserves
de nourriture. Mais la cigale chante tout l'été et ne travaille pas.
Rendu à l'hiver, la cigale fait face à la famine, elle va voir la
fourmi et la supplie : Mme la fourmi, vous avez tellement de
nourriture, laissez moi manger moi aussi ». Je demande ensuite
aux élèves d'écrire une fin à l'histoire. Votre fils a levé la
main « Professeur, puis-je faire un dessin? ». « Oui,
Marc, si tu veux, mais d'abord tu dois écrire une fin à l'histoire ».
A la fin j'ai ramassé les feuilles. Dans toutes
mes années d'enseignement, la plupart des élèves écrivaient que la
fourmi a partagé sa nourriture pendant l'hiver et que la fourmi et la
cigale ont survécu. Comme d'habitude, certains des enfants ont écrit
que la fourmi a répondu : Non, Mme la cigale. Vous devriez avoir
travaillé au cours de l'été au lieu de chanter. Maintenant, je n'ai
que de la nourriture pour moi-même. Alors, la cigale est morte et la
fourmi a vécu.
Mais, votre fils a terminé l'histoire d'une façon
bien différente des autres enfants. Il écrit : Alors, la fourmi a
donné toute sa nourriture à la cigale. La cigale a survécu à
l'hiver, mais la fourmi est morte.
Et le dessin? Au bas de la page, Marc a dessiné
… trois croix.
Il a donné tout afin qu'on puisse avoir la vie;
mais Jésus est mort.
(traduit de Mike Faust dans Pulpit
Supply, Eric McGrath)
Oui, nous avons TOUT en lui!
Julien Laramée
Pasteur, Église Baptiste Évangélique de l'Est de l'Ontario
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